Tête à claque

La réunion du conseil municipal du Jeudi 21 mars 2013 a été le théâtre d’un spectacle inhabituel.

Le maire à la tête de son équipe, ayant eu vent de la manifestation annoncée par FR3, avaitconvié sa claque ! Une douzaine  d’inconditionnels (parents, conjoints…) sont venus applaudir à toutes les interventions des élus sur le sujet brûlant de la médiathèque et le pompier de service J.M.Pauly à lu le discours qu’on lui a refilé pour éteindre les braises.

Ceci n’occultera pas le rapport de force nettement en faveur des opposants  venus pour confirmer leur désaccord au projet en l’état, puisque, contrairement à l’habitude, il manquait une bonne dizaine de sièges (vs 30)  pour que chacun puisse s’asseoir.

Pour une fois  où il manquait de place, les élus d’opposition , forts du résultat de la manif du 17 mars, excédés de se voir accusés à tort d’avoir avalisé le projet dans les media, ayant demandé sans succès le report de l’attribution des marchés de l’ordre du jour et la prise en compte de leurs arguments étayés par cette présence inhabituelle, se sont extraits de leurs sièges pour se mêler au public en  signe de protestation. Ceci a  permis de faire passer toutes les mesures à l’ordre du jour à l’unanimité… des votants ! (ici il s’agissait bien « d’unanimité vraie »… contrairement à l’unanimité nébuleuse  de 2010… et dont la majorité se gargarise à tout va !)

Celui-ci a cependant été bouleversé et le rapport édifiant sur la fréquentation de la médiathèque a été soigneusement occulté pour ne pas leur donner d’argument supplémentaire au profit d’un exposé sur la carrière des fonctionnaires territoriaux qui aurait mérité un report pour être mieux développé et apprécié.

1640 clients en 2012 dont la tendance est à la décroissance, 400 visiteurs/semaine, 60% le mercredi et le dimanche. Absence de mise en cause d’internet dans les motifs !

Une augmentation de 20% liée au nouveau projet  satisfera au mieux 2000 Chaponois  pour plus de 4000k€ d’investissement direct (hors amendements) et 150k€ de surcoût de fonctionnement annuel (près de 20€/an/habitant, ce n’est pas en mesure de faire vivre les (nouveaux) commerçants de la rue Chapard ! Il manque un volet économique entrepreneurial suffisamment précis à ce projet. Créer des m2 de surface à vocation commerciale est insuffisant !

Les 3 présidents d’association de défense de Chaponost se sont exprimés sans plus de succès et seulement en fin de séance après le vote officiel des marchés rendant leur intervention caduque !

La révision de l’urbanisme que réclamaient les associations incluait le projet de centre bourg et la participation des commerçants à cette manif aurait dû suffire à confirmer que le projet envisagé ne répond pas aux objectifs.

Le maire a dissocié le Plan Local d’Urbanisme et le projet du centre bourg qui cristallise les oppositions sur le fameux bâtiment public d’animation qui a changé plusieurs fois de périmètre au cours de la mandature ! A ce petit jeu, il ne prend aucun risque. Le SCOT, le PADD et le vote des PENAP lors du conseil de février  encadrent tellement les possibilités que celles-ci restent limitées et ne corrigeront que quelques aspects mineurs du développement de notre commune.

Tout projet réputé d’utilité publique ou passé par un plan masse est exonéré des contraintes qu’on impose aux particuliers.  C’est bien à la municipalité en place de définir des cahiers des charges restrictifs prenant en compte l’avis des Chaponois à travers la concertation promise.

Quand on voit ce qui a été fait pour le projet Chausse Martel sans cohérence avec l’étude du centre bourg (et en particulier les Veloutiers), on peut comprendre que la mise en œuvre des objectifs est liée à une conception différente de la politique communale. Nos impôts passent dans des frais de fonctionnement  générés dans la durée par les nouvelles réalisations plutôt que dans des infrastructures pérennes nécessaires à son développement sur le long terme. La voirie englobant les places de parking et les arrêts de bus  a été exempte de la réflexion ! 8000 véhicules/jour vont continuer à traverser le centre et ce n’est pas la rue des justes  en (mauvais ?) sens unique qui va permettre de détourner le trafic.

Le diagnostic posé comme la plupart des objectifs de principe et toutes les interventions généralistes sur la culture sont partagées par une majorité de Chaponois. Je soupçonne certains d’entre eux, indifférents  aux préconisations d’instances supérieures, de préférer voir payer une amende pour le prix de leur tranquillité.

Celle au pouvoir n’a pas compris qu’ils étaient attachés à leur place du village, à leur terrain de pétanque, à sa maison ancienne, à ses arbres et son monument aux morts et à son charme particulier participant à son identité. D’aucuns même s’interrogent pour savoir s’ils ne vont pas déménager tant ils ont du mal à se reconnaître dans l’érection d’un bâtiment moderne si beau soit-il déplacé à cet endroit engendrant les ravages constatés et dans cette frénésie de construction d’immeubles.

C’est une erreur stratégique de faire un projet de centre bourg  pour les prochaines décennies sans l’aval d’une majorité d’entre eux et c’est une erreur de croire que les 56% qui ont voté pour la liste conduite par P.Ménard cautionne ce projet. Chacun sait que les choix sont souvent faits par défaut et qu’ils se portent sur le moins mauvais au niveau global. J’en ai croisé qui au fur et à mesure de la matérialisation des projets ont changé d’avis.

                Ce vote sur des projets de principe non finalisés ne vaut pas un blanc-seing pour leur mise en oeuvre, ceux qui sont fondamentaux et engagent au-delà de la mandature ne peuvent aboutir impunément. Il est dommage que dans un village de cette taille nous ne puissions obtenir un consensus par manque de concertation initiale et qu’on laisse le choix à des cabinets conseil mercantiles.

                Ne parlons pas de démocratie participative quand on présente un projet ficelé à des administrés qu’on invite à faire valoir leur opinion en leur faisant croire qu’on en tiendra compte !  Les exemples sont suffisamment nombreux pour le prouver.

                Maxime connue : « La culture, c’est comme la confiture, moins on en a plus on l’étale ». En mettre plus de 400 m2 en défigurant la place du village en est une preuve flagrante !

 

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Commentaires

30.05 | 19:53

Vive le stationnement en épis !
A bas le stationnement en bataille !
Entièrement d'accord avec vos analyses.

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26.02 | 20:07

deja si la police faisait leur job a cette endroit de plus les gents roulent beaucoup trop vite sur la portion 20kh

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30.01 | 15:37

Brignais = calcul financier défavorable au SYTRAL et à son manque de flexibilité ne permettant pas d'influencer ses décisions. Le 11 à Chaponost le prouve !

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13.01 | 19:47

Exact, à la place de Boulgom bâtiment rénové et derrière bibliothèque départementale et maison du Rhône sont prévues.

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